Avenir de la profession : ce que nous attendons de l’Ordre


Jamais un Ordre professionnel n’a appelé à manifester contre des mesures prises par le Gouvernement.

Cela résulte de ses missions qui, contrairement à ce que chacun peut croire ou laisser entendre, font qu’il n’a pas vocation à défendre la profession. En effet, une lecture attentive du Code de la santé publique montre que la mission de l’Ordre est de veiller au maintien des principes de moralité, de probité et de compétence indispensables à l’exercice de la kinésithérapie, et à l’observation par les praticiens des droits, devoirs et obligations professionnels, ainsi que des règles édictées par le code de déontologie. Que cette mission tende œuvrer à l’honneur de la profession, c’est certain. Mais il ne s’agit pas de la défendre, excepté d’elle-même.

Mais comment une profession disposant d’un Ordre peut-elle en tirer une plus-value, une puissance ?

Les attaques contre la kinésithérapie, le démantèlement des professions de santé, l’ubérisation de la santé, conduisent à donner des pans entiers de l’exercice jusqu’alors réglementé à des professions qui ne le sont pas, et en tous cas qui ne disposent pas d’un Ordre professionnel, de règles et d’une déontologie qui sont autant de mesures visant à garantir la qualité et la sécurité des soins.

Dans ces conditions, pourquoi l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes continuerait-il d’imposer aux professionnels des règles et des devoirs, qui pour des actes similaires effectués par des non professionnels de santé n’existent pas ?

Ainsi, au lieu d’attendre que l’Ordre appelle à manifester le 5 juillet – ce qui décrédibiliserait la profession eu égard à ce que nous ferions de cette Institution – il serait pertinent que les conseils départementaux de l’Ordre décident :

  • de suspendre d’apprécier si une personne qui demande son inscription remplit d’autres conditions que le seul critère d’être diplômé en kinésithérapie
  • de suspendre l’examen des contrats que les professionnels sont tenus d’adresser à l’Ordre
  • de ne plus engager de plaintes disciplinaires à l’encontre des kinésithérapeutes ayant enfreint les règles déontologiques, et de retirer celles en cours où seul le Conseil est plaignant

Il n’est pas supportable que les kinésithérapeutes soient sanctionnés alors que d’autres professionnels exercent les mêmes actes sans aucune contrainte !

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