SYNDICAT DES MASSEURS-KINESITHERAPEUTES REEDUCATEURS DE PARIS
Affilié à la Fédération Française des Masseurs-Kinésithérapeutes Rééducateurs

 
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MASSAGE ET EXERCICE ILLEGAL
   

Philippe COCHARD
Secrétaire Général SMKRP

MASSAGE ET EXERCICE ILLEGAL ...


Nous assistons ces derniers temps à une vague d'articles dans la presse écrite faisant l'apologie des instituts et autres salons de massage dans la capitale, les annonces publicitaires pour des massages particuliers fleurissent.

Par ailleurs le Sénat vient d'adopter un texte visant à légaliser le "modelage" par les esthéticiennes.
Le terme de "massage" a été évité de justesse dans ce texte, mais ne nous y trompons pas, c'est une brèche légale qui se profile dans notre monopole de la pratique du massage.

Etant particulièrement attachés à la défense de ce monopole pour les Masseurs-Kinésithérapeutes Diplômés d'Etat, nous recueillons les réactions des professionnels parisiens face à cette nouvelle mode : vous pouvez nous communiquer vos réactions et commentaires par l'intermédiaire de la page CONTACT de ce site.

Merci de votre participation, nous ne manquerons pas de publier les textes les plus intéressants.

 
    
   

Henri OUAKIL
Masseur-KinÈsithÈrapeute

Réaction adressée par Internet (26 juin 2005)

J'ai rÈagi très spontanÈment ý l'exercice illégal du massage dans les instituts et autres salons. Cela se ressent dans mon expression ( profs, kinÈs ). Ce que l'on m'a vivement reprochÈ.
C'est bien connu les mots sont assassins. Et si personne n'a relevÈ l'abrÈviation de profs pour professeurs, beaucoup se sont insurgÈs contre l'appellation trop dÈsinvolte de kinÈ. C'est vrai, un mot trop contractÈ perd de son sens. Ici, je l'ampute de la notion de thÈrapie et de la compÈtence de masseur. Alors, je ne peux qu'accepter la critique.
D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi l'ensemble de la presse masso-kinÈsitherapique a abattu ce qui constitue la moitiÈ de notre profession : kinÈsitherapie scientifique pire kinÈ actualitÈ (pour ne citer que les principaux). Alors que tout le monde aurait prÈfÈrÈ masso-kinÈsitherapie scientifique et masso-kinÈsithÈrapie actualitÈ.
J'ai Ègalement fait un parralËle malheureux entre le sondage des M-K parisiens ("aucun n'a la certitude qu'un de ses enfants devienne MK alors que presque 1/10 a un parent mÈdecin ou MK") et les conditions d'exercice. Mal m'en a pris puisque certains l'ont interprÈtÈ comme un dÈnigrement de notre profession, confondant la pratique (que j'aime) et les conditions d'exercice (qui se dÈgradent). Vu le peu de succÈs de mes interventions prÈcÈdentes, je crains que l'on ne comprenne pas l'ironie de ce qui suit.
D'un cotÈ les conditions des MK (qui se dÈgradent), de l'autre les conditions des esthéticiennes (qui vont vers la lÈgalisation du massage)... J'ai peur... Mes enfants ý qui je compte bien transmettre l'envie de pratiquer le massage, risquent de finir... esthéticiens !

Henri OUAKIL


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Florence JOLIVET
Masseur-KinÈsithÈrapeute

Réaction adressée par Internet (16 juin 2005)

A propos de l'exercice illégal du massage, quand les kinés en auront marre d'avoir honte d'être des masseurs, honte de ne pas être ostéopathe, honte de ne pas être médecin, bref honte de leur profession, peut-être prendront-ils la peine de faire ce qu'il faut pour la revaloriser.
Comme je l'ai si bien entendu lors de l'assemblée du 16/11/04, n'ayons pas honte de ce que nous sommes! Mettons nous au travail, cessons de garder les patients 15mn, massons-les au lieu d'utiliser des appareils qui ne remplaceront jamais les mains!
Je masse depuis 20 ans, je ne m'en lasse pas et ma fille souhaite reprendre mon activité... j'espère à travers elle avoir su lui faire aimer la profession de MASSEUR kinésithérapeute !


Florence JOLIVET


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Michel-Pierre TRIAT
Masseur-KinÈsithÈrapeute

Réaction adressée par Internet (15 juin 2005)

Masseurs-Kinésithérapeutes mes frères, nous sommes dans la panouille la plus complète !!!
Privés du monopole du massage, privés de PCK, bientôt ravalés au rang de simples techniciens de rééducation, que va-t'il rester de cette volonté d'acquérir compétence et indépendance au sein des professions de santé.
Mais apparemment tout va bien, vous n'êtes que peu syndiqués (ça économise le montant de la cotisation), vous avez laissé filer le marché du bien-être (fi, monsieur nous sommes des thérapeutes!), pire même vous avez, pour beaucoup d'entre vous, complètement abandonné le terme de masseur sur vos plaques professionnelles (masser ça fatigue et ça ne fait pas sérieux de dire qu'on est masseur).
Il y a le feu à la maison, et tout le monde s'en fout, à part quelques responsables syndicaux qui se démènent comme de beaux diables pour éteindre le feu avec des petites cuillères.
A tous ceux qui pensent que payer une cotisation syndicale c'est du fric foutu en l'air, à tous ceux qui ont oublié que masser était un art dont nous avions la chance d'être les seuls détenteurs, je dis merci et bravo, grâce à vous la profession va peu ou prou disparaître...

Michel-Pierre TRIAT


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Henri OUAKIL
Masseur-KinÈsithÈrapeute

Réaction adressée par Internet (4 mai 2005)

Le problème de l'exercice illégal du massage n'est pas récent. Déja à la fin de mes études (en 1999), mes profs m'en parlaient dejà. Ce que je constate c'est que le problème n'a fait que s'amplifier. Plus l'institut est récent (dans le vent et l'air du temps), plus la presse lui accorde de crédit. Finalement, il devient singulier d'aller chez le kiné pour se faire masser.
Un comble.
Il ne faut pas s'étonner de constater que la moitié des kinés pensent qu'aucun de leur enfant ne sera kiné, au vu du peu de considération (l'autre moitié des kinés ne se pronnonçant pas).
L'inertie du gouvernement à acceder aux demandes légitimes des kinés met très certainement l'avenir de la profession en danger.

Henri OUAKIL


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HÈlËne CUSIMANO
Masseur-KinÈsithÈrapeute

Réaction adressée par Internet (28 avril 2005)

Dérives?... vous avez dit "dérives".. allons donc faire un tour sur le site "VIVASTREET", rubrique "services", cliquons sur "santé et forme"....
Voilà un site de petites annonces gratinées qui fait impunément l'apologie des illégaux usurpateurs de notre titre,un site éhonté où se rejoignent les intentions les plus répréhensibles et les offres de services des papouilleurs, charlatans, prostitué(e)s, arnaqueurs et autres crapules... On y trouve même un (plusieurs?) jeune étudiant en masso-kinésithérapie qui propose ses soins bien avant l'obtention de son diplôme !!
La communication des illégaux concernant le massage dépasse les limites du supportable en franchissant honteusement les barrières du SCANDALE.
Il est grand temps de réagir, de défendre l'honneur de notre profession.
Ne laissons pas le massage tomber dans les mains des voyous et devenir ainsi le symbole outrageant de la délinquance, de la décadence et du mépris des Lois.

Hélène CUSIMANO


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Bernard SAFFERS
Masseur-KinÈsithÈrapeute

Réaction adressée par Internet (27 avril 2005)

La réponse de + en + fréquente quand je parle de massages est "pour un massage je vois mon esthéticienne et pour un mal de dos mon ostéopathe " !
L'interdiction de pub directe et indirecte pour nous, masseur-kinési conventionnés, entretient l'ignorance de nos compétences. Je me suis inscrit sans donner ma profession, à un "stage de massage" qui formait des "masseurs certifiés" ... déplorable !!!! Une arnaque pour les stagiaires qui étaient persuadés de pouvoir exercer ensuite, une dangereuse méconnaissance du formateur , ... Exigeons de pouvoir faire savoir notre savoir-faire !

Bernard SAFFERS , Vosges


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StÈphane MARTINE
Masseur-KinÈsithÈrapeute

Réaction adressée par Internet (29 mars 2005)

Non seulement notre monopole du massage est mis sur une balance instable car les patients s'attendent à des massages (de confort) et surprise ils reçoivent de la rééducation-réadaptation fonctionnelle et quelques massages (diagnostics) mais nos si chers matériels comme le CYBEX tombent dans le domaine public des salles de sport-musculation... premier point négatif !

Faut-il vraiment écrire en gros dans son cabinet "ici nous faisons du massage de confort" pour être crédible en tant que masseur ?

Ne massons-nous plus assez ? ou quantitativement pas assez par patient ?

Nous massons c'est certain, nous rééduquons aussi mais le langage du patient est aussi à éduquer car la dérive vient peut-être d'une moindre utilisation des termes "massage", "massothérapie", "massage diagnostic", approche du tissu musculaire par le massage etc...

Ne pourrions-nous pas dépoussiérer le terme "massage kinésithérapique" pour isoler les californo-thaïe-énergétisants massages ?

Stéphane MARTINE

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Michel RUSTICONI
Vice-président SMKRP

Article publié dans Kiné Actualité n°967 du 20 janvier 2005

A propos du dossier « la folie massage »
Nouvel Obs Paris Ile de France n°2096 du 12 janvier 2005

Dès les premières lignes du chapeau, on savait qu’on allait trouver dans ce catalogue des effleurements «tagada pouet pouet », tous les ingrédients d’une société qui se satisfait de la superficialité de l’image, et qui croit voir dans chaque bruit gosier, des futures stars de la chanson, et dans des tripatouilleurs de couennes, des praticiens du bien-être.

Un bref rappel du titre, « La folie massage », et du chapeau, « Abandonner son corps aux doigts d’un étranger, ce n’est pas évident dans notre civilisation judéo-chrétienne », et nous savions déjà qu’il n’y aurait pas de mise en perspective, ni d’informations permettant de comprendre, ni de favoriser la réflexion du lecteur.

La pratique du massage est réglementée et fait partie du monopole des actes des kinésithérapeutes, qu’ils soient pratiqués sur prescription ou non. Le mot « massage », est un nom déposé comme n’importe quelle marque, et il se trouve, qu’il est la propriété des masseurs kinésithérapeutes, et que tout massage ou pratique revendiquée comme telle, et qui n’est pas effectué par des masseurs kinésithérapeutes diplômés d’Etat, est passible de poursuites pour exercice illégal de la kinésithérapie.

Alors que l’on papouille les populations, à la japonaise, à la thaïlandaise, à l’indienne, à la californienne, à la chinoise, au bureau, dans le métro, ou au dodo, par l’intervention de Jeanne, ancienne secrétaire de direction, de Joël, employé, de Cécile, ex-comptable, ou de Florent, informaticien, reconvertis en catéchumènes kinésienjoleurs, et qui, profitant de l’effet de mode, tentent de vivre de la bêtise humaine, ne nous donne pas le droit, plus qu’à d’autres, de dénoncer cette gogothérapie. Mais, s’ils utilisent le mot « massage », avec son contenu de compétences qu’en attend la population, et qui est dans la loi, cela relève de l’usage de faux, et de l’utilisation frauduleuse d’un titre défini par un diplôme d’Etat.

Mais il faut bien reconnaître que la rigueur de la loi est beaucoup moins affriolante, que la passionnante aventure de « doigts étrangers sur nos corps abandonnés ».

Simplement, on aurait aimé ressentir une mise en garde plus critique, en offrant plus de clairvoyance, car ce n’est pas parce que l’on a dessiné une étoile sur le capot d’une voiture, qu’elle va se transformer en Mercedes.

Michel Rusticoni

 
    
   

Fanny RUSTICONI
Conseiller Fédéral FFMKR
Administrateur SMKRP

Article publié dans Kiné Actualité n°966 du 13 janvier 2005

La folie Massage
Nouvel Obs 6/12 janvier 2005 N° 2096


Tel est le titre d’un des suppléments Paris Ile de France du Nouvel Obs.

Deux journalistes de cet hebdomadaire avaient sollicité la possibilité de rencontrer des responsables de la profession.

Je les ai reçues en tant que déléguée à l’Exercice Illégal (accompagnée de notre Rédacteur en chef). Le thème de leur article était : La situation du massage dans la Capitale. Elles souhaitaient avoir notre point de vue professionnel par rapport à l’actualité. L’entrevue a duré 1h1/2.

Je m’attendais à une étude approfondie et critique du sujet. Or je découvre un catalogue d’illégaux, de techniques de massages et d’adresses où se pratiquent ces techniques.

La synthèse publiée par Brigitte Sebbah, ne reflète pas les propos recueillis par les deux journalistes auxquelles j’avais essayé de faire comprendre le bien-fondé de la défense de nos compétences professionnelles.

Que penser du sous-titre «les kinés, dûment formés et diplômés, veulent fermer l’une des rares professions encore ouvertes ». Devons-nous laisser ceux qui se nomment « masseurs » effectuer comme bon leur semble des techniques qui à ce jour sont et restent le monopole des Masseurs-Kinésithérapeutes. Pensent-ils être les seuls à apporter « du plaisir aux gens ». Dans aucune page, je note la rencontre avec un masseur-kinésithérapeute pratiquant un massage de bien-être; quant à dire que les cabinets de ces professionnels sont austères, sans doute, cette journaliste n’a pas eu le privilège d’être massée par un masseur-kinésithérapeute et, par conséquent, n’est jamais rentrée dans un cabinet de masso-kinésithérapie.

De plus on apprend « qu’une association devenue une fédération », dont le siège social n’est pas sur Paris , « a été créée pour recenser les praticiens et protéger le public contre les incompétences et les dérives ». Dans leur déclaration à la préfecture des Yvelines, il est noté entre autres « protections du public contre les pratiques illégales ou tendancieuses du praticien de leur fédération ». Alors là, c’est le bouquet; cela voudrait dire que toutes les personnes qui ont été formées par leurs instituts pourrait effectuer des pratiques illégales ou tendancieuses !!!!!!!!!!! et ceux qui ne seraient pas inscrits dans leurs instituts auraient-ils les compétences pour masser ???.

Fanny Rusticoni

 

 

 

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