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24 mai 2016 : soirée échoscopie

Nous vous proposons le mardi 24 mai 2016, une soirée qui portera sur l’échoscopie musculo-squelettique. Nouvel outil pour les kinésithérapeutes, l’échographie vous sera présentée pour ses intérêts évaluatifs de vos patients et d’aide aux actes thérapeutiques que vous réalisez.

Cette soirée sera aussi l’occasion de parler de la CARPIMKO puisque nous serons appelés à voter en juin pour nos représentants.

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Une prime de 120€ bruts pour les MK de la FPH ???

Afin de renforcer l’attractivité des métiers de la rééducation à l’hôpital public, Marisol Touraine avait annoncé en février 2016 la mise en place d’un groupe de travail avec les organisations syndicales représentatives de la fonction publique. Alors que ces dernières prônaient en premier lieu de débattre de la grille indiciaire avant de proposer des mesures incitatives pour les zones sous-denses, la DGOS a décidé de faire l’inverse !

En effet, elle propose aujourd’hui une prime forfaitaire mensuelle de 120€ bruts pour les MK et les orthophonistes titulaires et stagiaires exerçant dans un établissement situé sur un territoire « présentant un risque significatif de fragilisation de l’offre de soins ».

Le projet de décret indique que la liste des établissements concernés par cette prime est révisable chaque année par l’ARS sur proposition du directeur d’établissement. Comme l’indiquent dans leur communiqué les organisations syndicales représentatives de la fonction publique « ces primes ne seront pas demandées par les directeurs d’établissement au vu des contraintes budgétaires actuelles ».

La FFMKR s’offusque de cette « aumône » qui ne valorise pas les compétences des MK et ne répond pas aux attentes des professionnels de la rééducation.

Elle demande en conséquence l’intégration des MK dans la catégorie A de la FPH afin que leur niveau d’études bac +5 soit enfin reconnu.

Ce n’est pas en niant l’évolution de la formation initiale de la profession que les tutelles arriveront à favoriser le développement de l’exercice mixte !

 

(source : communiqué FFMKR du 20/04/2016)

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Protection sociale des kinésithérapeutes ?

À la faveur de la Conférence nationale de santé, le Ministère de la santé a annoncé son intention d’instaurer un congé maternité rémunéré pour les femmes exerçant en libéral.

Il s’agit d’une révolution dans la protection sociale de certains professionnels libéraux.

Cependant, Madame TOURAINE semblerait réserver cette disposition aux seules femmes médecins libérales et cela sous condition qu’elles aient signé un Contrat d’Accès aux Soins (CAS).

La ministre a été interpellée par une action commune de 13 syndicats professionnels en santé afin de dénoncer une mesure inégalitaire au sein de l’ensemble des professions de santé (accéder au communiqué de presse).

Les autres métiers, également concernés par une couverture insuffisante pendant les périodes de maternité, ne méritent-ils pas, eux aussi, de pouvoir plus facilement assumer les charges de leur cabinet ?

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Tiers-payant généralisé : les sages censurent Marisol Touraine

Portée par une idéologie qui a rendu sourd depuis trois ans le Gouvernement et en particulier Madame TOURAINE, la Loi de santé a été partiellement censurée par le Conseil Constitutionnel.

Mesure phare de ce projet de Loi, la généralisation du tiers-payant a en effet été supprimée en ce qui concerne la partie des honoraires qui ne relèvent pas d’une prise en charge par les organismes d’assurance maladie obligatoire.

C’est sur un des arguments avancés notamment par la FFMKR et le Syndicat de Paris que le Conseil Constitutionnel s’est appuyé afin de limiter le tiers-payant généralisé. En effet, le projet de Loi déposé par le Gouvernement ne prévoyait pas assez de garanties quant aux droits et obligations des professionnels de santé et des complémentaires santé.

Ainsi, le tiers payant ne sera pas généralisé sur la partie complémentaire, les kinésithérapeutes n’ayant aucune obligation de le faire.

Par ailleurs, le texte de la convention avec l’Assurance Maladie continue de s’appliquer. Or, nous rappelons que celui-ci prévoit qu’en dehors des cas où la pratique du tiers-payant est obligatoire sur la part de l’assurance maladie obligatoire (CMUc, AME) ou possible (ALD, AT,…) , l’usage du tiers-payant peut donner lieu à sanctions conventionnelles.

Le SMKRP et la FFMKR continueront de défendre les kinésithérapeutes afin qu’ils conservent leur liberté et que les pouvoirs publics ne prennent pas des mesures qui mettent en péril leur activité.

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Samedi 21 novembre : matinée actualités professionnelles et scientifiques

Invitation 21 novembre 2015
Invitation 21 novembre 2015

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Rachat des trimestres manquants à la CARPIMKO : fin de la possibilité au 31 décembre 2015

Pour pouvoir liquider votre retraite du régime de base à taux plein, il vous faut remplir deux conditions :
• avoir l’âge légal de départ,
• avoir cotisé le nombre de trimestres nécessaires.

Vous pourrez toutefois liquider votre retraite à partir de l’âge légal même si vous n’avez pas validé tous vos trimestres. Il sera alors appliqué une décote de 1.25 % par trimestre manquant (dans la limite de 20 trimestres soit 25 % de décote) soit pour atteindre la durée d’assurance nécessaire soit pour atteindre l’âge légal du taux plein : 65 ans pour la génération née avant le 30/06/1951 puis augmentation progressive pour être porté à 67 ans pour les générations nées en 1955 et au-delà.

Jusqu’au 1er janvier 2004, les professionnels libéraux étaient exonérés de cotisations au régime de base la première année d’activité avec pour conséquence la non validation de quatre trimestres.

Ces derniers peuvent manquer et donc entraîner soit une décote de 5 % soit retarder votre départ d’une année pour bénéficier du taux plein. Une possibilité de rachat de ces trimestres est prévue mais celle-ci se termine définitivement le 31/12/2015.

Ce rachat concerne les assurés dont la pension de retraite de base prend effet après le premier janvier 2011 ET qui n’ont pas atteint l’âge du droit à la retraite à taux plein (porté progressivement de 65 à 67 ans).

Cette option de rachat ne joue que sur la durée d’assurance (vous ne validez pas de points de base). On ne peut racheter au maximum que 4 trimestres et en une seule fois. La demande est à faire auprès de la CARPIMKO avant le 31/12/2015.

Il est maintenant nécessaire de faire très rapidement une simulation avec votre relevé de situation (accessible sur le site de la CARPIMKO) afin de savoir si vous avez besoin de prendre cette option. Option définitivement close au 31/12/2015.

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La kinésithérapie accrochée par la Cour des comptes

COMMUNIQUÉ
15 septembre 2015


La kinésithérapie accrochée par la Cour des comptes :
accusations infondées, solutions absentes

Dans son rapport annuel sur l’application de la loi de financement de la sécurité sociale de 2015, la Cour des comptes relève que les dépenses de kinésithérapie auraient augmenté au détriment des comptes sociaux.

Le SMKRP, membre de la FFMKR, rappelle que s’il existe une augmentation des dépenses de ville en kinésithérapie, cela est en grande partie la conséquence du virage ambulatoire prôné par les pouvoirs publics, l’Assurance Maladie, les professionnels de santé ainsi que par les patients. Naturellement, la réduction des temps d’hospitalisation et le retour à domicile précoce, induisent une plus grande activité de soins ambulatoires, mais devraient également entraîner une baisse des dépenses hospitalières.

Contrairement aux affirmations de la Cour des comptes, l’augmentation du nombre de professionnels libéraux - exclusivement due à l’absence de limitation de l’installation de diplômés de l’Union Européenne - n’a pas de conséquence sur les dépenses des santé. En effet, exerçant sur prescription médicale, les kinésithérapeutes ont leur activité conventionnée naturellement limitée aux seuls demandeurs de soins.

Enfin, si la Cour des comptes pointe du doigt une augmentation des dépassements d’honoraires, celle-ci omet de rappeler que ces dépassements n’ont aucun impact sur les dépenses d’Assurance Maladie, puisque non remboursés par elle. Seule la question de l’accès aux soins pourrait être relevée. Cependant, l’usage du dépassement d’honoraires demeure une pratique marginale. À ce titre, la CPAM de Paris indique que 2/3 des actes de kinésithérapie effectués à Paris le sont à tarif opposable, alors que la Capitale est largement montrée du doigt en ce qui concerne les dépassements d’honoraires. La Cour des comptes n’apporte aucune solution, en particulier dans les zones très urbaines où le coût des locaux est sans commune mesure avec la moyenne nationale, pour que les kinésithérapeutes puissent faire face à leurs charges fixes avec un tarif d’acte moyen de 17 € pour 1/2 d’heure de travail, et un revenu net le plus bas de France.

Contact presse : Ludwig SERRE - 01.45.22.49.80

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Réforme des études de kinésithérapie : 4 années en IFMK à partir de cette année

Les textes réglementaires fixant les nouvelles modalités des études de kinésithérapie ont été publiés au Journal Officiel.
Les études rejoignent désormais les standards européens et internationaux en s’inscrivant dans le cadre LMD (Licence-Master-Doctorat).
L’année de sélection est désormais universitaire, en priorité par l’intermédiaire de la première année commune aux études de santé (PACES). S’ensuivent 4 années en IFMK pour aboutir au Diplôme d’État.
La FFMKR, avec les autres acteurs de la profession, a tout mis en œuvre pour obtenir cette avancée majeure pour les futurs diplômés et les kinésithérapeutes en exercice.

Décret n° 2015-1110 du 2 septembre 2015 relatif au diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute

Arrêté du 2 septembre 2015 relatif au diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute

Cette réforme modifie également différents textes dont le programme de formation ainsi que les référentiels de compétences et d’activités. Ceux-ci doivent prochainement être publiés au bulletin officiel du Ministère chargé de la santé. Nous vous proposons ces textes dans leurs versions finalisées :

Référentiel de compétences
Référentiel d’activités
Référentiel de formation
Fiches des unités d’enseignement
Maquette des unités d’enseignement

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Accessibilité des cabinets

La profession a été reçue le 25 juin 2015 à la Préfecture de Police de Paris afin d’aborder la question de l’accessibilité des cabinets de kinésithérapie.
Cet entretien a permis de donner des précisions quant aux différentes situations des professionnels.
La Préfecture de Police a mis en ligne un dossier relatif à l’accessibilité.

Par ailleurs, un guide où chacun pourra trouver sa situation et les démarches à effectuer est en voie de diffusion.

Dès lors que vous avez établi le diagnostic accessibilité, vous-même ou par l’intermédiaire d’une société d’audit, vous pouvez prendre rendez-vous gratuitement avec l’un des architectes de la Préfecture de Police (tous les mardis après-midi au 12,14 quai de Grèves, Paris 4ème).

Différentes précisions ont été apportées par les services de la Préfecture de Police :

• La mise en accessibilité ne concerne pas les cabinets qui sont établis au sein d’un local utilisé également à l’habitation du professionnel de santé.
• La mise en accessibilité est liée à la notion de parcours : ainsi, si un cabinet est situé dans un immeuble dans lequel l’ascenseur est non accessible aux personnes à mobilité réduite et ne peut devenir accessible (refus de la copropriété par exemple), le cabinet et ses différentes pièces n’ont pas à répondre aux normes d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. En revanche, la mise en accessibilité pour les autres handicaps doit être réalisée.
• Les demandes de dérogation issues d’un motif lié à la copropriété (qui refuse des travaux) doivent contenir soit une décision de l’Assemblée Générale de la copropriété refusant les travaux, soit un courrier du Syndic ou du Conseil syndical indiquant que le point sera mis à l’ordre du jour de la prochaine Assemblée Générale et que les travaux nécessaires à la mise en accessibilité seront vraisemblablement refusés.

Enfin, la Préfecture de Police a rappelé que les demandes de dérogation doivent faire preuve de bon sens et de bonne foi. Ainsi, la demande de dérogation doit être accompagnée des plans fidèles et précis permettant aux architectes de la Préfecture de comprendre l’activité et les contraintes existantes. Si vous êtes dans l’impossibilité de mettre aux normes pour un handicap, cela ne vous dispense pas de le faire pour les autres handicaps.

Le fait d’exercer à domicile ne constitue pas un argument recevable en vue d’une dérogation, de même que l’existence dans la même rue d’un autre cabinet accessible. En revanche, le fait d’exercer ou de maintenir une activité dans un zone déficitaire en offre de soins peut être retenu (ce qui à Paris pourrait être le cas de zones déficitaires ou fragiles définies comme telles par l’ARS d’Île de France). N’hésitez pas non plus à produire vos déclarations 2035 afin de montrer l’éventuelle impossibilité financière de la réalisation de certains travaux.

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Accessibilité des cabinets

Dans la perspective de la mise en conformité des cabinets de kinésithérapie, votre Syndicat a développé un partenariat avec une société afin d’établir un diagnostic d’accessibilité, démarche préliminaire à toute demande de conformité et de mise en place d’un Agenda d’Accessibilité Programmée (Ad’AP) qui peut comprendre des demandes de dérogation.

À Paris, l’administration en charge de ce dossier est la Préfecture de police. Celle-ci a mis en ligne un dossier relatif à l’accessibilité.

Les demandes d’Ad’AP – à réaliser avant le 27 septembre 2015 – doivent se faire grâce à des formulaires spécifiques suivant la situation du demandeur. De manière générale, les demandes d’un Ad’AP portant sur un seul établissement, sans permis de construire et sur 1, 2 ou 3 années, doivent être faites par le formulaire Cerfa n°13824*03. L’ensemble des formulaires en fonction des diverses situations est accessible sur le site du Ministère de l’écologie et du développement durable et de l’énergie.

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Echographie et droit d’exercice

Dans un avis du 27 mars 2015, le Conseil National de l’Ordre a reconnu la compétence aux kinésithérapeutes pour l’utilisation de l’échographie en accompagnement de leur pratique. Elle peut être utilisée en vue de l’élaboration du bilan diagnostic kinésithérapique ainsi que dans la mise en œuvre du traitement.
Il convient de rappeler que cet avis intervient alors même que l’utilisation de l’échographie par des kinésithérapeutes est de plus en plus fréquente, phénomène depuis longtemps initié par nos collègues anglo-saxons qui recherchent, par cette technique, à effectuer des tests plus rapides, un bilan et des gestes techniques plus précis ainsi qu’une meilleure identification des progrès.

Retrouvez l’avis du 27 mars 2015, le Conseil National de l’Ordre

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Sténose lombaire : match nul entre kiné et chirurgie ?

La sténose rachidienne lombaire (LSS) est une altération anatomique caractérisée par un rétrécissement du canal rachidien et du foramen des racines nerveuses. Elle est fréquemment observée chez les personnes âgées, parfois totalement asymptomatique, parfois à l’origine de douleurs et de faiblesse dans les membres inférieurs, les fesses et les cuisses, voire de claudication intermittente. Même après un examen très attentif, les décisions thérapeutiques restent délicates, en l’absence notamment de données bien définies concernant les options thérapeutiques non chirurgicales. En effet, si la prise en charge chirurgicale est bien standardisée, les traitements de médecine physique restent divers, souvent mal évalués, reposant essentiellement sur une physiothérapie active, l’éducation et les conseils d’exercices à domicile, le recours à des anti-inflammatoires non stéroïdiens.

A. Delitto et ses collaborateurs ont mené un essai multicentrique, randomisé et contrôlé afin de comparer l’efficacité de la décompression chirurgicale à celle d’un programme bien défini de médecine physique auprès de patients souffrant d’une LSS dégénérative, symptomatique et accessible à un geste chirurgical. Le critère principal de l’étude était l’évolution de la fonction physique à court terme (10e semaine) et à plus long terme (6e, 12e et 24e mois). Le diagnostic de LSS avait été porté par tomodensitométrie, selon les critères de Wiesel ou par imagerie par résonance magnétique, selon les critères de Boden. Tous les patients avaient été examinés par un chirurgien avec une grande expérience en pathologie rachidienne, étaient accessibles à une éventuelle décompression chirurgicale et avaient même donné leur consentement à un possible acte opératoire, avant toute inclusion ou randomisation. Ils présentaient une symptomatologie douloureuse avec claudication neurogène et n’avaient pas eu d’intervention antérieure sur le rachis. Etaient exclus de l’étude les sujets de moins de 50 ans, ceux avec des signes de démence grave, de cardiopathie sévère ou avec un antécédent récent de nécrose myocardique, ceux également ayant en sus un spondylolisthésis de plus de 5 mm de glissement, une fracture compressive au même site anatomique ou encore ceux atteints de cancer métastatique.

Un programme de physiothérapie bien standardisé

Le recrutement a été assuré par 5 neuro chirurgiens et un chirurgien orthopédique confirmés en pathologie rachidienne. La randomisation a été faite dans un second temps, centralisée, avec stratification en fonction du sexe du patient et du chirurgien. La décompression chirurgicale a été réalisée par un chirurgien ayant plus de 20 ans d’expérience de la chirurgie rachidienne, selon la technique de Rothman et Siméon, associant laminectomie décompressive, résection partielle des facettes et neuroforaminotomie au niveau de la sténose. Le programme de physiothérapie incluait des exercices de flexion lombaire, des pratiques de conditionnement général et une éducation thérapeutique après évaluation précise par un médecin de médecine physique qui identifiait les principales atteintes au niveau des membres inférieurs et le degré de souplesse du rachis. Les exercices de flexion lombaire associaient flexions postérieures, postures genoux- thorax et quadruples flexions.

Les exercices généraux étaient le fait de séances de vélo stationnaire ou sur tapis roulant, de renforcement de la force et de la flexibilité des extrémités et de conseils afin d’éviter l’hyper extension du rachis lombaire. La physiothérapie était prescrite pour 6 semaines, avec 2 séances hebdomadaires, sous la surveillance d’un physiothérapeute licencié. Les patients en médecine physique avaient la possibilité, tout au long de l’essai, de passer à l’option chirurgicale. Le principal critère retenu a été le niveau d’activité physique à 2 ans, établi en fonction du Short Form -36 Health Survey (SF- 36) par des examinateurs en aveugle. Il a été procédé à des analyses intermédiaires ainsi que de sous groupes en fonction du sexe.

Le recrutement s’est fait entre Novembre 2000 et Septembre 2007. Sur 481 patients remplissant les critères d’éligibilité, seuls 169 ont été randomisés, 87 dans le groupe chirurgical et 82 dans le groupe physiothérapie. Les caractéristiques des participants étaient identiques hormis un âge plus jeune dans le groupe chirurgical (66,6 ans, SD: 10,5 vs 69,8, SD 9,00). Un peu plus de la moitié étaient des hommes et la cotation de la douleur par échelle visuelle numérique dépassait 7. Parmi les patients randomisés en chirurgie, tous, sauf 2, ont été effectivement opérés. Par contre, 47 des 82 malades (57 %) du groupe physiothérapie ont opté, durant l’essai, pour la chirurgie, le plus souvent dans un délai court, avant la 10e semaine. On n’a pu retrouver de différences avec ceux qui ont poursuivi le traitement de médecine physique, en dehors d’un niveau de douleur plus élevé et d’un moindre niveau éducationnel.

Pas de différence significative sur le score de fonction physique à 24 mois

L’amélioration moyenne du score de fonction physique a été de 22,4 (intervalle de à 95 % [IC] : 16,9- 27,9) avec la chirurgie et de 19,2 (IC : 13,6- 24,8) sous physiothérapie. En intention de traiter, il n’a été décelé aucune différence significative entre les 2 bras à 24 mois (différence de 0,85 (IC :-7,9 à +9,6). L’évolution à 2 ans a été favorable chez 61 % des malades opérés d’emblée, chez 55 % de ceux qui avaient opté dans un second temps pour la décompression chirurgicale et chez 52 % de ceux traités par physiothérapie. L’analyse de sous groupes n’a montré aucune différence d’évolution selon le sexe des participants. Trente-trois complications ont été à déplorer en cas d’intervention, essentiellement des retards à la cicatrisation et des infections du site opératoire. Dans le groupe traité par médecine physique, 9 cas d’aggravation de la symptomatologie douloureuse ont été constatés. Enfin, durant l’essai, plus de 50 % des participants des 2 bras ont dû recourir à des traitements antalgiques complémentaires.

Ainsi donc, cette étude multicentrique révèle que, chez des patients porteurs d’un LSS, candidats à la chirurgie et ayant, par avance donné leur accord pour une intervention chirurgicale, il n’a été retrouvé, à 2 ans, aucune différence entre laminectomie décompressive et physiothérapie dans l’évolution de la douleur et de la gêne fonctionnelle. Dans les 2 groupes, l’amélioration, quand elle s’est dessinée, a débuté vers la 10e semaine, puis a progressé jusqu’à la 26e avant de se maintenir en plateau jusqu’à 2 ans. Dans l’interprétation de ces données, il faut rappeler que, sur 481 patients éligibles, 312 (65 %) avaient refusé d’entrer dans le protocole, limitant d’autant toute tentative de généralisation de ces résultats. Il faut aussi mentionner que ce travail n’a pas comporté de groupe de contrôle.

En conclusion, le gain fonctionnel à long terme dans les LSS accessibles à la chirurgie paraît identique après laminectomie chirurgicale et traitement de médecine physique bien standardisé mais il faut signaler que nombre de patients, dans l’une et l’autre option thérapeutique n’ont pas été améliorés. Des travaux ultérieurs restent donc nécessaires pour tenter d’expliciter les causes de succès ou d’échec des 2 stratégies de traitement. A ce jour, les patients et les médecins référents doivent s’efforcer de prendre conjointement des décisions thérapeutiques bien réfléchies, après connaissance de l’ensemble des données concernant les options chirurgicales et non chirurgicales.

Dr Pierre Margent
Références
Delitto A et coll. : Surgery versus Non surgical Treatment of Lumbar Spinal Stenosis. Ann Intern Med., 2015; 162: 465- 473.

Repris par JIM.FR le 17 avril 2015 - Copyright © http://www.jim.fr

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Changement d’organismes pour les assurés relevant de la MFP

Le 2 avril 2015 a eu lieu le changement des outils informatiques de gestion du régime obligatoire des assurés relevant des fonctions publiques d’Etat, territoriale et hospitalière. A partir de cette date, la situation des assurés change de rattachement.
Cela implique pour l’assuré une mise à jour de sa carte Vitale afin que les FSE soient délivrées au nouvel organisme de rattachement. Cette mise à jour est indispensable pour le remboursement comme pour le paiement du professionnel de santé en cas de pratique du tiers-payant.

Retrouver le communiqué informatif de MFP Services

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Projet de Loi santé et kinésithérapie

Depuis ce mardi, le projet de Loi santé est discuté à l’Assemblée Nationale. Le Gouvernement a déposé un amendement visant à redéfinir la profession de masseur-kinésithérapeute.

Au motif que « la définition de la profession de masseur-kinésithérapeute étant relativement ancienne et présente certaines imprécisions sur les activités exercées par ces professionnels », le Gouvernement a déposé un amendement dans le cadre du projet de loi relatif à la santé actuellement débattu à l’Assemblée Nationale.

Cet amendement fait suite à des négociations avec l’ensemble des acteurs de la profession dont la FFMKR.

On relève tout d’abord que ce projet a pour objet de définir avec plus de clarté le champ d’intervention des kinésithérapeutes.

Par ailleurs, il vise à confier aux kinésithérapeutes la possibilité de renouvellement de prescriptions d’actes de masso-kinésithérapie datant de moins d’un an, en particulier en ce qui concerne les affections chroniques afin de garantir au patient un traitement continu et de simplifier son parcours de soins.

De même, serait précisée par la Loi la faculté actuellement réglementaire d’intervention possible du kinésithérapeute « pour réaliser les premiers soins en masso-kinésithérapie, en cas d’urgence et en l’absence d’un médecin ».

Enfin, le projet vise à donner une définition du délit d’exercice illégal de la profession, définition qui jusqu’alors faisait défaut.

L’amendement doit prochainement être débattu. Cependant, le chemin parlementaire est encore long et gageons qu’il permette de mieux répondre au projet de la profession et de la FFMKR.

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Meilleurs Vœux 2015

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Réforme des études : tous dans la rue le 5 novembre !

Le SMKRP- FFMKR 75 soutient activement – et financièrement ;-)la manifestation organisée par la FNEK le 5 novembre 2014.

Nos 3 années de formation initiale, avec un volume horaire de plus de 5 années universitaires sont actuellement reconnues à bac+2.

Après plus de 6 ans de négociations, la profession est de nouveau bafouée par un pouvoir politique inconséquent.

Aussi, nous demandons à tous les kinésithérapeutes parisiens de se joindre aux étudiants, le 5 novembre 2014 pour exiger :

• Une première année de sélection, majoritairement par PACES
• Une formation sur 4 ans, avec un conventionnement universitaire
• Une revalorisation au grade Master, correspondant à un BAC+5.

Lisez le rapport sur la formation initiale des 15 organisations représentant la kinésithérapie ici

Rendez-vous le mercredi 5 novembre 2014 à 12h30 rue du Départ, Paris 15ème. Votre présence est indispensable !

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La journée sans professionnels libéraux

Le Syndicat des MKR de Paris invite ses adhérents et l’ensemble des kinésithérapeutes parisiens à se joindre au mouvement «Journée sans professionnels libéraux» prévue le 30 septembre 2014, suite à l’appel de l’Union nationale des professions libérales (UNAPL).

Depuis cet été, le projet du Gouvernement, indépendamment de sa composition, est de procéder à la déréglementation des professions libérales afin, affirme t’il, de redonner du «pouvoir d’achat» aux usagers. C’est ainsi que ce Gouvernement affirmait que «de nombreuses professions sont en situation de monopole et captent par leur position des revenus à la population pour des services payés trop chers qui entament le pouvoir d’achat des ménages».

Bien que tardivement annoncée, une journée de mobilisation de l’ensemble des kinésithérapeutes, aux côtés de toutes les professions libérales, apparaît indispensable afin de protéger notre activité et par là, le service apporté aux patients.

Pour signer la pétition de l’UNAPL, cliquez ici
Téléchargez le tract pour informer vos patients ici

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Enquête logiciels métier

Votre Syndicat a lancé une enquête sur les fonctionnalités de nos logiciels métier et sur les solutions autonomes concernant les modalités de transmission des ordonnances aux Caisses d’Assurance Maladie. Tous les éditeurs ont été interrogés. les premières réponses commencent à arrivées.

Découvrez si votre logiciel vous permet d’éditer un bordereau récapitulatif mensuel conforme aux exigences de l’Avenant 4 à la Convention des Masseurs-Kinésithérapeutes.

Découvrez quand votre logiciel va intégrer la solution SCOR

Les informations seront mise à jour au fur et à mesure en fonction des réponses des éditeurs.

La liste des logiciels cliquez ici

La liste des solutions autonomes cliquez ici

Mise à jour : 10 juillet 2014

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Kiné+4000 est désormais agréé pour SCOR

Le logiciel n°1 de gestion de cabinet de la profession, comptant plus de 21 000 utilisateurs, a commencé le déploiement de sa version incluant la solution de transmission scannée des ordonnances (SCOR).

Si vous utilisez ce logiciel, contactez RMI (05 65 76 03 32) pour obtenir votre mise à jour et prévenez la CPAM de Paris (0 811 709 075) pour l’informer de votre démarrage sous SCOR.

Il faut bien sur disposer d’un scanner mais aussi d’un accès ADSL. Une version Windows 7 ou 8 est recommandée.

Si vous avez déjà scanné des ordonnances pour vos traitements en cours avant l’installation de la mise à jour, celles-ci ne seront pas transmises électroniquement, le logiciel les considérant comme des pièces à transmettre au format papier. Il vous suffira de détruire les prescriptions numérisées et de les re-scannées pour pouvoir les transmettre avec SCOR.

Ne tardez pas, vous éviterez ainsi la corvée du tri et de l’envoi des ordonnances au format papier.

Votre Syndicat vous informera dès que possible de l’agrément SCOR des autres solutions logicielles.

Vous pouvez aussi trouvez la liste des logiciels agréés ici

Téléchargez la fiche informative de l’assurance maladie pour la solution SCOR.